I. De la Nouvelle-Calédonie à la France
Depuis mon plus jeune âge, j’évolue dans le monde du cheval grâce à ma maman, grande passionnée, qui m’a transmis cet univers très tôt.
Je suis originaire de Nouvelle-Calédonie et c’est là-bas que j’ai acquis une grande partie de mon expérience, d’abord en équitation classique puis en équitation western.
En 2010, nous nous sommes installées en France. J’ai alors continué à me perfectionner à travers de nombreux stages et concours en Midi-Pyrénées.
C’est également grâce à ma maman que j’ai découvert le Quarter Pony. Elle était passionnée par les chevaux, mais surtout par l’univers du western aux États-Unis. En faisant des recherches sur Internet et en s’intéressant aux races américaines, elle a découvert le Quarter Pony. Grâce à ses connaissances, j’ai découvert cette race à mon tour.

II. Un projet d’élevage qui m’a fait découvrir la race
En 2016, nous parlions avec ma maman de créer un élevage de Quarter Ponies avec des ponettes Welsh, dont je suis tombée amoureuse.
Nous n’avons finalement pas pu aboutir à ce projet, mais c’est à ce moment-là que j’ai commencé à vraiment m’intéresser à la race.
Plus je découvrais ce qu’était le Quarter Pony dans les autres pays, plus je me disais qu’il fallait développer cette race en France. C’est à partir de là que j’ai commencé à réfléchir à la manière dont nous pouvions la promouvoir.
Ce qui me plaît particulièrement dans cette race, c’est sa polyvalence.
On voit vraiment de tout avec eux : pony-games, équitation western, équifeel, saut, cross, course, attelage… C’est un poney capable de s’adapter extrêmement bien à ce qu’on lui demande et d’évoluer dans de nombreuses disciplines.
III. « Un poney robuste, doté d’un mental réfléchi »
Pour présenter simplement le Quarter Pony, je dirais que c’est un poney robuste, doté d’un mental réfléchi et de grandes aptitudes polyvalentes.
Nous recherchons un poney avec un mental posé, une morphologie « quarterisée » et qui ne dépasse pas 1,47 m.
Il peut s’adresser aussi bien aux enfants qu’aux adultes, dans toutes les disciplines.
Pour moi, il peut tout à fait constituer une porte d’entrée vers l’équitation western. Nous manquons d’ailleurs cruellement de cavalerie poneys pouvant correspondre aux attentes de l’équitation western.
Il existe aussi encore certaines confusions autour de la race. Beaucoup de personnes pensent que le Quarter Pony n’est qu’un « petit Quarter Horse ».
Ce n’est pourtant pas le cas : il s’agit d’une race à part entière, avec ses propres critères et son propre registre.

IV. Plusieurs casquettes au sein de l’AFQP
Mon poste au sein de l’AFQP est celui de trésorière : je m’occupe principalement des comptes.
Mais nous avons décidé que notre implication dans l’association ne devait pas se limiter à nos fonctions respectives. L’objectif de tous les membres du bureau est avant tout de promouvoir et de développer cette race.
J’ai donc plusieurs casquettes : je gère la boîte mail, certaines publications sur notre page Facebook, les enregistrements et les déclarations de saillie, mais je réponds également aux nombreuses questions que nous recevons par mail, message privé ou téléphone.
L’AFQP accompagne aujourd’hui les éleveurs comme les particuliers dans leurs démarches et facilite également les échanges avec l’association américaine IQPA.
Cela passe notamment par les enregistrements, les déclarations de saillie, la communication avec les États-Unis, la gestion et l’envoi des papiers, mais aussi l’organisation de salons et d’événements permettant de promouvoir la race. Les concours en ligne font eux aussi partie de ces actions.
Nous essayons surtout d’être très disponibles et réactifs. Les personnes peuvent nous contacter par mail, téléphone ou message privé.
Nous publions également régulièrement sur notre site et notre groupe Facebook les informations importantes, que nous relayons plusieurs fois dans l’année.
Nous constatons aujourd’hui de plus en plus de naissances, de recherches et de questionnements autour du Quarter Pony.
Mais le développement d’une race encore nouvelle en France n’est pas toujours simple. Nous aimerions vraiment que les gens regardent ce que nous accomplissons sans comparer son développement à celui de races implantées depuis des décennies.
Le plus compliqué est sans doute de rivaliser avec des races présentes en France depuis très longtemps et de montrer que le Quarter Pony mérite lui aussi sa place.

V. Faire connaître l’AFQP grâce aux concours en ligne
L’idée des concours en ligne vient de l’IQPA et des associations qui travaillent avec elle.
Nous avons trouvé ce concept tellement intéressant que nous avons décidé d’en organiser également. Au départ, l’objectif était simple : faire connaître l’association.
Le principe est assez simple. Chaque concours possède une date de début et une date de fin. Nous avons créé un groupe « Concours en ligne AFQP », dans lequel nous publions les parcours au lancement du concours.
Les participants disposent ensuite de toute la période prévue pour choisir leurs disciplines, remplir le formulaire d’inscription, réaliser leur vidéo en respectant les consignes du parcours puis la publier dans l’album correspondant avant la date limite.
Une fois les inscriptions closes, nous transmettons les vidéos au juge FFE. Les résultats nous sont généralement communiqués dans un délai maximum de trois semaines.
Nous les publions ensuite sur le groupe. Les commentaires du juge sont envoyés en privé et nous faisons parvenir les lots aux trois premiers de chaque discipline.
Nous proposons des épreuves à pied avec du Showmanship, du Halter, du Trail in Hand et de la Longeline.
À cheval, les participants peuvent notamment retrouver du Trail, de l’Horsemanship, du Ranch Riding, du Ranch Reining et du Hunter Hack.
Et surtout, les concours ne sont pas réservés aux Quarter Ponies. Ils sont ouverts à tous les types de chevaux et de poneys, du shetland au cheval de trait.

VI. Des parcours pensés pour rester accessibles
Les parcours sont préparés par le juge avec quelques indications de notre part.
Pour certaines épreuves, notamment le trail, nous essayons de faire en sorte qu’elles restent réalisables par tout le monde, y compris par les participants qui disposent de peu de matériel.
Tous nos juges sont des juges FFE habitués aux compétitions en présentiel. Ils appliquent donc le règlement FFE, avec quelques ajustements concernant notamment le harnachement afin de garder des concours accessibles à tous.
Nous leur faisons entièrement confiance. Ce sont des juges sérieux qui ont déjà prouvé leur impartialité lors de concours en présentiel.
Pour moi, les concours en ligne présentent énormément d’avantages.
Il n’y a pas besoin de transport, le coût est beaucoup moins élevé et cela permet de s’entraîner pour de vrais concours. On peut progresser grâce aux commentaires du juge, s’amuser à la maison sans stress pour le cavalier comme pour le cheval, tout en apportant un peu de challenge dans son programme d’entraînement.
C’est aussi un format intéressant pour les cavaliers qui ne souhaitent pas forcément sortir en compétition. Ils peuvent concourir tout en restant chez eux et évaluer leur progression avec leur cheval.
VII. Un concours, mais aussi un véritable outil de progression
Nous avons énormément de retours positifs.
Les cavaliers sont très contents de pouvoir participer, mais aussi de gagner de très beaux lots. Il y a par exemple déjà eu un week-end dans un ranch, une saillie d’un étalon et de nombreuses autres surprises.
Mais l’intérêt ne se limite pas au classement ou aux lots.
Participer permet de se fixer des objectifs, d’avoir une trame de travail, d’évaluer ce que l’on fait et surtout de progresser à chaque concours grâce aux score sheets, les grilles de jugement, et aux commentaires des juges.
Les concours en ligne sont également une excellente vitrine pour notre association, car nous accueillons tous types de cavaliers et cela nous permet de nous faire connaître dans différents milieux.
Et la progression est vraiment visible. Toutes les personnes qui participent depuis plusieurs années, moi comprise, constatent une nette progression dans leurs résultats.
C’est donc clairement un outil qui peut aider à progresser.

VIII. « On prend vite goût aux concours en ligne… et on ne s’arrête plus ! »
Le message que j’aimerais faire passer est finalement très simple : « Tout le monde est le bienvenu ! »
Il existe des disciplines à pied comme montées, accessibles à tous.
Et vous verrez : on prend vite goût aux concours en ligne… et on ne s’arrête plus !
Personnellement, avant ma grossesse, je participais à près de quinze concours en ligne par an.
Un grand merci à Caroline d’avoir pris le temps de partager avec EWF son parcours et son investissement au sein de l’AFQP. Son témoignage permet de mieux découvrir le Quarter Pony, le travail réalisé autour de sa promotion en France, mais également le fonctionnement de ces concours en ligne qui se veulent ouverts à des cavaliers et des chevaux très différents.

Pour en savoir plus et contacter l'AFQP :
- Facebook :AFQP, association française du quarter pony (jusqu’à 1m47)
- Facebook :Concours en ligne AFQP
- Instagram :@afqp_officiel
- Mail : France.afqp@gmail.com
- Téléphone : 06 38 96 92 30
- Site web :www.quarter-pony.com