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Rencontre avec David Sauvat et le White Mill Ranch

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Rencontre avec David Sauvat et le White Mill Ranch

Implanté au cœur du Cantal, à proximité de Saint-Flour, David Sauvat incarne une vision engagée, populaire et profondément culturelle de l’équitation western. Cavalier passionné depuis l’enfance, formateur diplômé et homme de spectacle, il a bâti au fil des années un ranch à son image : vivant, polyvalent et tourné vers le partage.

Pour EWF, il revient sur son parcours, sa philosophie et ses projets.


Je m’appelle David Sauvat, j’ai 56 ans et je suis domicilié dans le Cantal, sur la commune de Tiviers, près de Saint-Flour.


Ton histoire ?

Après avoir exercé pendant dix ans le métier d’agent cynophile de sécurité, j’ai pu acquérir du terrain et accueillir mon premier cheval américain. C’est en me rapprochant des associations d’équitation western de ma région que mon parcours a réellement commencé.

Passionné depuis l’enfance, le déclic professionnel est venu naturellement : j’avais de la demande pour travailler les chevaux des autres.

J’ai commencé par la compétition dans différentes disciplines western, avant de m’orienter vers le tri de bétail.

En 2008, j’ai créé l’association Margeride Western Horses – White Mill Ranch. En 2009, j’ai obtenu mon BPJEPS Tourisme Équestre, puis en 2013, mon BPJEPS Equitation Western.

Deux moments marquants dans mon aventure :

  • 1èʳᵉ place en cowboy mounted shooting aux Equiblues de Saint-Agrève en 2012 et 2013
  • La naissance et le développement du White Mill Ranch et de mon association

Le White Mill Ranch ?

Au White Mill Ranch, nous pratiquons :

  • Trail
  • Barrel
  • Pole bending
  • Cowboy Mounted Shooting
  • Tri de bétail
  • Randonnée
  • Voltige.

Chaque cheval est orienté dans les différentes disciplines selon son modèle et son mental.

Nous avons pour ambition de développer davantage en France le cowboy mounted shooting (la discipline qui me passionne le plus), et le tri de bétail avec des lamas !

Parmi nos projets à venir :

  • Monter une école de rodéo
  • Développer les spectacles
  • Proposer des randonnées avec hébergement en tipis.

Margeride Western Horses ?

J'ai créé l'association Margeride Western Horses en 2008, avec comme objectif de développer la monte western en Auvergne, notamment via des stages d’initiation en partenariat avec l’AREW Auvergne dont j’étais l’un des fondateurs.

L'AREW proposait un week-end de stage par département, et je représentais le Cantal.

Actuellement, l’identité de la structure repose sur trois piliers : le tri de bétail, la vitesse, et le spectacle.

Mon plus grand rêve pour l’association : qu’elle continue à grandir un peu plus chaque année.


La vie du ranch ?

Une journée type commence par la vérification de l’état des animaux (nourrissage, soins…), puis nous adaptons les activités à la clientèle du jour.

Au ranch, nous proposons diverses prestations : cours, pension, stages, débourrage, spectacles, tournages de cinéma, initiations, vente de chevaux.

Nous accueillons des cavaliers venant d’autres régions et même de l’étranger.

Les activités les plus demandées aujourd’hui sont la randonnée, le barrel, le mounted shooting, et bien sur le tri de bétail avec des lamas.

Notre moment fort de l’année reste la Fête du Ranch, chaque premier week-end d’août.


L'équitation western ?

Pour moi, l’équitation western est avant tout une culture, qui commence par le respect des traditions.

Je cherche à transmettre non seulement un savoir technique, mais aussi une passion et des valeurs fortes, en lien avec tous les animaux qui m’accompagnent.

Un bon cavalier western, c’est quelqu’un qui sait écouter son cheval et le lire. Un bon cheval western est froid, sûr de lui, bien charpenté et bien dans sa tête.

Mon premier objectif avec un cheval en formation est de créer un climat de confiance. Je mets en place des routines claires, permettant au cheval de comprendre ce que je lui demande, sans entrer en conflit.

Chez les cavaliers en apprentissage, l’erreur la plus fréquente est de vouloir aller trop vite, sans vraiment comprendre les bases. Ma pédagogie s’adapte toujours au public en face de moi, avec une priorité constante : le respect du cheval et des traditions.


Le spectacle ?

Le spectacle est pour moi un formidable moyen de partager la culture western avec des publics très variés.

La rigueur équestre et l’aspect artistique cohabitent grâce à la cohérence et à la confiance de l’équipe. Les chevaux sont préparés toute l’année à différents stimuli, ce qui leur permet d’évoluer sereinement en représentation. Les retours du public sont très positifs.


Le mot de la fin ?

L’équitation western est aujourd’hui plus accessible et attire de plus en plus de cavaliers.

Pour aller plus loin, il faudrait selon moi davantage de solidarité et de communication entre structures et associations. Toutes les disciplines ont leur importance, et la relève doit être encouragée par les spectacles, les compétitions et l’accompagnement des jeunes.

La grande force actuelle du western français reste la communication via les réseaux sociaux.

À ceux qui veulent se lancer dans l’équitation western, soyez persévérants et dans le respect de la culture !

Et à tous les cavaliers western de France, vous êtes les bienvenus à la Fête du Ranch, où tout le monde est convié !


Un grand merci à David pour ce témoignage riche, sincère et passionné, et pour cet engagement constant en faveur de la culture western, du respect du cheval et de la transmission des traditions.

Pour le contacter :


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