I. Du droit à l’équitation western : construire sa voie
Je me prénomme Sophie Terrien. J’ai toujours été attirée par l’univers équestre depuis l’enfance. J’ai eu la chance de pouvoir évoluer auprès des chevaux assez jeunes, dans un centre équestre dirigé par des personnes bienveillantes et passionnées.
J’ai d’abord fait des études de droit et de sciences politiques, avant de pouvoir profiter d’un droit à la reconversion professionnelle dans les métiers de la filière équine.
Après un cursus en équitation classique, j’ai eu l’occasion de faire une formation de groom / entraîneur avec un cavalier professionnel de reining. Cela m’a permis d’évoluer dans ce milieu, de rencontrer de nombreux intervenants et de confirmer mon orientation vers cette équitation.
J’ai toujours été attirée par les valeurs qui émanent de l’équitation western : la confiance, le partenariat, la vraie connaissance du cheval. C’est une équitation plaisante à regarder et à pratiquer, sécuritaire et fun !
Aujourd’hui, je pratique, j’entraine et je juge principalement toutes les disciplines de performance comme le showmanship, le horsemanship, le trail in hand, la longe line, le trail ou encore le pleasure, ainsi que certaines épreuves de ranch comme le ranch trail, le ranch riding, et le reining.

II. « La confiance, le partenariat, la vraie connaissance du cheval »
Pour moi, l’équitation western est une équitation qui regroupe un grand nombre de disciplines, avec comme dénominateur commun une pratique sécuritaire, un matériel confortable et des chevaux de travail dotés d’un mental à toute épreuve.
Le cheval western doit être un partenaire fiable, volontaire et disponible, capable d’évoluer dans un environnement varié tout en restant calme, mais allant.
À mon sens, le cavalier western doit avant tout apprendre à "lire" son cheval. Il doit aussi avoir des connaissances biomécaniques de base pour comprendre son fonctionnement et être juste dans ses demandes.

III. De la pratique au jugement : comprendre pour mieux évaluer
Je suis venue au jugement parce que connaître le règlement en vigueur est un prérequis indispensable pour sortir en concours. C’est aussi complémentaire avec les activités d’entraînement et de valorisation que je pratiquais déjà.
Ce qui me plaît dans le rôle de juge, c’est de voyager, de pouvoir rencontrer des cavaliers et des chevaux d’horizons différents, de promouvoir les valeurs du sport, d’échanger et de continuer à me former.
Quand je juge une épreuve, les critères varient selon les disciplines. On ne juge pas toujours la même chose, par exemple la position du cavalier ou non. Mais l’essentiel, pour moi, reste la façon dont le cavalier communique avec son cheval : de manière discrète, cohérente et raisonnée.
Parmi les erreurs les plus fréquentes, je constate souvent une lecture des parcours trop approximative et une gestion de l’espace qui n’est pas optimisée.
À l’inverse, ce qui fait vraiment la différence dans une bonne prestation, c’est le sourire ! Être confiant, savoir présenter son cheval sous son meilleur jour et avoir un vrai leadership.

IV. Juger à distance : les spécificités des concours en ligne AFQP
Les concours en ligne AFQP sont un format particulier. Quand je juge une prestation filmée, j’essaie de me mettre dans des conditions similaires à celles d’un concours classique : au calme, sans distractions, et en ayant relu le pattern, à défaut de l’avoir monté en réel.
Le format vidéo présente aussi certains avantages pour un juge, notamment les boutons "pause" et "replay" !
Mais il y a aussi des limites. Les distances, l’espace à disposition, l’angle de prise de vue et la manière de filmer sont différents, et ne nous permettent pas toujours d’avoir la meilleure visibilité.
Pour qu’une vidéo puisse être bien jugée, je conseille de rester à un point fixe, de ne pas hésiter à zoomer sur les parties les plus éloignées, de ne pas parler pendant la vidéo, et de se mettre dos au soleil.
Certains détails sont aussi plus difficiles à évaluer en vidéo. Pour ma part, c’est surtout la position du cavalier et la précision des aides que j’ai plus de mal à voir, notamment sur des épreuves de type horsemanship.
Pour rester la plus juste possible entre des vidéos tournées dans des conditions différentes, je me concentre sur les points clés à appliquer pour le jugement selon la discipline, tout en tenant compte des difficultés liées au terrain ou à l’espace disponible.
Les concours en ligne AFQP peuvent être un très bon outil de progression pour les cavaliers, au-delà du classement. C’est une démarche qui se veut constructive et bienveillante, autant pour faire une initiation à la compétition que pour profiter de l’expertise supplémentaire d’un juge.

V. Transmettre et faire connaître toutes les facettes du western
La promotion de l’équitation western passe par tous ses pratiquants, et elle mérite vraiment de gagner en visibilité.
Nous avons une équitation riche en disciplines, en pratiques et en associations, qu’il est important de voir dans son ensemble. L’élément fédérateur reste la philosophie de notre équitation, issue du travail au quotidien avec le cheval.
Un grand merci à Sophie Terrien d’avoir pris le temps de partager avec EWF son parcours, son expérience et son regard sur l’équitation western. Son témoignage permet aussi de mieux comprendre le rôle du juge, les spécificités des concours en ligne et l’importance d’une équitation fondée sur la compréhension, la précision et le partenariat avec le cheval.
Pour la contacter :
• Facebook :Sophie Terrien
• Mail : soso.terrien@laposte.net
• Téléphone : 06 28 25 38 63
• Localisation : Écurie Sophie Terrien, 71 230 Pouilloux